Fragments
Retour
Ce soir en sentant ton retour
Ma vie s’est rajeunie
Mon jardin que j’ai tant abandonné
Ce soir là, je l’ai arrosé
Les roses m’ont remercié
Elles m’ont invité à danser
J’ai cédé devant leur persistance
Alors le bananier sourit
Avec ses grandes feuilles il applaudit
Ce soir ma terre fertile
Que j’ai failli rendre stérile
Ma beaucoup remercié
En l’arrosant avec l’eau de la ville
J’ai écouté sa plainte
Car je sais que ma plaie sera guérie aujourd’hui
En sentant ton retour
C’est fini la vie de troubadour
J’avais même récupéré mon appétit
Car j’avais besoin de l’énergie
Pour t’accueilli dans mes bras
Avec mes forces d’autre fois
J’ai ouvert mes mains, ma tête vers le ciel
J’ai prié le grand éternel
Pour réussir nos retrouvailles
Sd. 02.11.1999.
Fuite
Donnez moi le temps
Donnez moi la chance
De traverser la mer
Ou l’océan
À la recherche d’une terre
Plus clémente et plus accueillante
Ici, je suis dans mon pays
Qui n’est pas le mien
Depuis ma naissance
Je suis né avec du sang
Remplissant mes veines
Un sang qui ne peut pas
Faire fonctionner mon cœur
Un cœur artificiel qu’on m’a planté
À l’âge de six ans.
Misère sur misère
En plein silence
Je me demande comment
S’est refroidi le sang
De nos adolescents ?
Aucun signe de vie
Méritant une lueur d’espoir
Je pense q’actuellement
On leur fait apprendre
Le goût du désespoir
19.11.1999.
Marches au milieu des rêves et les cauchemars des autres
Marches au milieu du vide laissé par ton sommeil envolé
Allonges tes pas devant les chiens qui aboient
Souffles sur tes mains gelées par la froid
Qui risque de mobiliser ton sang
Avant que tu atteint le bout de pain
Pour lequel…
Marches seul dans le silence
Brisé pas l’écoulement de la rivière de la Soummam toujours vivante
Timezrit 02h-03h 14.01.2000.
Œuvre inachevée
Profiter des moments de solitude
Pour renforcer des certitudes
Sur le vie et ses …
Pour enterrer tes inquiétudes
Sur ton chemin parcouru
Et sur ton parcours projeté.
Pour tes lendemains
Ouvres bien tes yeux et aiguise ta vision
Pour ne pas tomber dans le piège des illusions
Ouvres bien tes oreilles et affine ton ouie
Pour savoir ce que tu dois écouter
Ouvres biens tes narines pour savoir sentir
Et différencier
L’odeur des amis et celle des ennemis
Mesures bien tes pas pour ne pas
Transgresser les lois
D’abord de ta conscience ensuite celle de la société
En un mot, tu as un corps et une âme
Comme tous les êtres de la planète
Il faut savoir les gérer.
25.05.2000 Cheraga.
Assoiffés d’argent
J’ai l’envie de quitter un mouvement sans intérêts.
Un mouvement qui a pour seul but : le gain d’argent.
J’ai l’envie de m’éloigner
Avant que je sois noyé.
Ils ont tout et rien en même temps
Ils passent leurs journées et nuits
A compter leurs intérêts dans les banques
Quel ennui !
C’est un champ de discussions stériles,
Et plein de calculs faits au péril
De leur vie de famille.
Moi, j’ai une seule envie,
Consacrer ma vie
A une cause juste qui a pour sujet
L’humanité.
Je pense qu’il est temps de lever l’étendard
Avant qu’il soit trop tard
Pour leur montrer mon désaccord
Il est inutile leur dire qu’ils ont tort
Ils continueront ainsi jusqu’à leur mort.
Ce qui compte pour moi
C’est de me retrouver loin
De ce mouvement de radins. 15 01 05
Courir derrière l’argent
Du matin jusqu’au soir
Courir derrière les écrans
Pour devenir une star
C’est la nouvelle doctrine
De la mondialisation
C’est la nouvelle ruine
De l’imbicilisation
Molière qui était l’un des pères
De notre théâtre
N’est plus un repère
Dans nos amphithéâtres
La référence de nos gamins
Sont les stars fabriquées
Dans les cocotte-minute
De la télé réalité.
C’est une nouvelle chute
De notre société.
Dans le temps chacun se mettait
Dans son coin
Analyser et réfléchir à ce qui ne va pas
Etait le but
Maintenant avec la technologie
On se limite à une seule opération
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Pour rattraper ce qui sont déjà
A la télé. 17 01 2005