le chemin de la vérité
Le chemin de la vérité
Hélas ! L’unique chemin
Menant à la vérité proscrite
Est cailloutés et très surveillé
Il m’a fallu devenir un berger
Pour l’entamer sans être dérangé
Mes pieds nus ont expiré du sang
En traversant le premier champ
Et ma provision est arrivée à sa fin
Alors le premier mouton est passé au moulin
L’hymne des animaux féroces
A suivi mes traces
Comme un chien de chasse
On a redouté la victoire, la sortie du noir
Du mendiant de la vérité, matin et soir
Mes rentrées aux villages
Solitaire et sans gages
Moissonneur de blé est mon second métier
La nuit, mes rencontres avec les sages ont triomphé
Ma récompense est un cheval harnaché
Suivi de coups de feu ratés
Derrière le pauvre cavalier
J’ai couru d’un horizon à un autre
Avec le visage d’une plante morte
Pas de regards derrière ni à la montre
Et sans écouter aux maux du ventre
Vide
Jusqu’à la colline désemparée
Par la guerre des esprits
Où se trouve la vérité
Détenue par un vieux soldat
Qui est au seuil de la mort
J’ai trouvé cette vérité qui reste en face
Sur ma langue nouée avec des menaces
Avec le feu, on brûlé mes traces
Pour que mon retour soit dans l’impasse
Et la vérité restera toujours proscrite.
Rahim Bouaich, chez mes parents le 27/09/1992 à 00h20