Ma jolie colombe (ma jeunesse)

Publié le par lydia

« Je pense que tout ce qui nous entoure est sujet à écrire. Décris ce qui t’entoure, ton appréhension de ce que tu vis chaque jour. On vit librement, tu peux donc profiter de toute cette liberté pour écrire. En tout cas tu m’aides, m’inspires à lire et à dessiner. C’est vraiment bien que les gens puissent encourager à faire passer leurs passions… » L’épine

 

Ces mots signés « L’épine » font partie des commentaires qui m’aident à continuer à écrire et à lire. Ecrire sur ce qui  m’entoure aujourd’hui m’est pas facile, car j’ai besoin d’un minimum de recul. J’ai besoin de voir et de revoir ma situation, de lire  et de relire les mots que j’entends et que je grave dans ma mémoire…j’ai besoin plus de lumière. La lumière qui me permet de voir les choses et l’ombre qu’elles dégagent, la lumière avec laquelle je vois les personnes qui m’entourent et leurs ombres. L’ombre qui est sombre m’inspire énormément.

 

En attendant d’écrire sur ce je vis aujourd’hui, je me tourne vers mes anciens écris archivés et je vais tenter de les dépoussiérer pour qu’ils puissent voir la lumière du jour.

 

 

Ma jolie colombe (ma jeunesse)

 

 

Si la nuit est sombre

Si je suis seul dans ma chambre

En cette nuit de décembre

C’est pour pleurer le départ

De ma jolie colombe

Qui a laissé derrière elle une ombre

D’une insulte incitante

 

Si je suis seul dans ma chambre

En cette nuit de décembre

C’est pour penser à mon innocence

A la limitation de mon existence

Dans un monde de ressemblance

 

Ma jolie colombe s’est exilée

Pour qu’elle devient une idée

Ignoble et silencieuse…

Elle s’insurge contre mon sommeil

Et contre mon aveuglement

Qui a préludé avec mes sentiments

 

Ma jolie colombe s’est enfuit

De mes journées et de mes nuits

Immobilisées devant l’amertume

A genoux  au milieu d’une tribune

Qui prends ses droits

Pour des  dons offerts par des lois

Gérées par la foie…et surtout par l’ignorance

 

 

Ma jolie colombe dépasse mon horizon

Après son assistance aux multiples trahisons

Après le froid qui règne dans sa maison

Où on a assassiné la raison

Et où on a coloré l’histoire

Avec des rêves et de fausses histoires

Roulées dans du  blanc et le noir

Qui mènent vers de faux espoirs

 

Ma jolie colombe est décédée

Avant l’arrivée de son message

Qui demeure dans une cage

Une mort avec la richesse

D’actions et suggestions de jeunesse

 

Ma jolie colombe est enterrée

Sans la présence de sa bien aimée

Qui est toujours entourées

Par des baïonnettes bien limées

 

Rahim Bouaich : le 31/12/1992

 

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Publié dans poèmes

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