Mon refrain
Mon refrain
L’année qui a suivi ma naissance
A voulu de moi un orphelin
Non, est la réponse de mon destin
Une vie avec les parents
Mais malheureux tout le temps
Toutes les insultes de ce temps
Sont dans ma mémoire
Toutes les menaces de ce temps
Me rendent la moitié morte
Les années coulent comme l’eau des rivières
Ma jeunesse m’apparaît comme un vautour
Chez moi, je ne peux prendre un bouquin
Car ma lecture est un refrain
Mes oreilles traversent les murs
Pour écouter les peines de ma mère
Aux départs de mon père
Mes pensées traversent mon village
Vers la filles de mon âge
Après vingt ans de ma naissance
LAFADI veut de moi
Une statue dans un coin
Une statue inconnue
Couverte par la poussière des saisons
Tout ça sans aucune raison.
Elle veut de moi
Un monument entouré de bougies
Chacune avec sa souffrance.
Un cimetière sans limite
Chaque tombe sera un mythe.
Une terre qui tremble chaque saison
Tout ça sans aucune raison
Qui veut encore de moi
Un ciel brumé chaque saison
Qu’il vient sans raison,
Car mon malheur est refrain.
Nouvelle cité universitaire de Bougie le 16/04/1992 à 3h